Le 16 avril, le stade de l’Unité au complexe sportif la Concorde à Kintélé a été le théâtre d’une ambiance extraordinaire. Denis Sassou-N’Guesso, réélu lors des scrutins présidentiels des 12 et 15 mars 2026, a choisi ce lieu emblématique pour sa prestation de serment. C’était la première fois depuis 1992, année de la première élection démocratique après le rétablissement de la démocratie pluraliste au Congo, qu’un chef d’État élu prêtait serment dans un stade.
Avec plus de 60 000 places, le stade de l’Unité est le plus grand du pays. Toutefois, il s’est avéré insuffisant pour contenir les milliers de Congolais venus assister à cet événement historique dès les premières heures de la matinée. Des jeunes enthousiastes, artistes musiciens, et militants politiques ont animé cette journée avec une ferveur palpable, arborant fièrement les couleurs nationales : vert, jaune et rouge.
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Une cérémonie solennelle et colorée
La cérémonie, riche en son et en couleur, s’est déroulée devant la cour constitutionnelle, en présence de plusieurs chefs d’État africains et de délégations internationales. Parmi les pays présents figuraient l’Angola, le Rwanda, la RDC, le Gabon, et bien d’autres. Des représentants de l’Europe, de l’Amérique et de l’Asie ont également honoré de leur présence cet événement, témoignant de l’ampleur internationale de cette investiture.
Des organisations régionales et internationales, telles que la Commission de l’Union Africaine, l’Organisation internationale de la Francophonie, et les Nations Unies, ont participé à cet événement, ajoutant à sa dimension solennelle et symbolique.
L’entrée triomphale de Denis Sassou-N’Guesso
L’entrée triomphale du président élu a été saluée par une foule en liesse, accompagnée de 21 coups de canon, conférant à l’événement toute la solennité requise. La cérémonie a débuté par l’audience publique de prestation de serment devant la cour constitutionnelle, incluant la lecture de la décision sur le recours en annulation des résultats de l’élection.
Le chancelier et maître des ordres nationaux a ensuite remis les attributs du pouvoir au chef de l’État, suivi de l’installation officielle de Denis Sassou-N’Guesso dans ses fonctions de président de la République du Congo par les membres de la cour constitutionnelle. Cette journée restera gravée dans l’histoire du pays comme un symbole de continuité et de célébration démocratique.