La célébration du double anniversaire de la naissance et de la réincarnation de P Simon Kimbangu, organisée le 12 octobre 2026 à Nkamba, en République démocratique du Congo (RDC), a été marquée par un message de reconnaissance des autorités congolaises. Au nom du président Denis Sassou-Nguesso, du gouvernement et du peuple congolais, la ministre du Commerce et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), Jacqueline Lydia Mikolo, a salué l’engagement spirituel du chef de l’Église kimbanguiste en faveur de la paix, de l’unité et de la cohésion sociale.
La célébration du double anniversaire du 12 octobre 2026 à Nkamba (Nouvelle Jérusalem), en République démocratique du Congo, a marqué le 75ᵉ anniversaire de la disparition physique du prophète Simon Kimbangu (décédé le 12 octobre 1951 à Lubumbashi) et simultanément le 75ᵉ anniversaire de naissance du chef spirituel et représentant légal de l’Église kimbanguiste, Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kisangani.
La cérémonie organisée dans la ville sainte de Nkamba a permis de rappeler la place centrale qu’occupe Papa Simon Kimbangu dans la tradition spirituelle de l’Église kimbanguiste.
Selon cette tradition, la célébration associe la commémoration de la naissance du fondateur du kimbanguisme à celle de sa réincarnation. Dans son allocution, Jacqueline Lydia Mikolo a évoqué les références bibliques qui nourrissent cette croyance, notamment le passage de l’Évangile selon Jean, au chapitre 14, versets 15 à 17, consacré à la promesse du Consolateur et à la venue du Saint-Esprit.
Pour la ministre, ce double anniversaire constitue un moment de communion, de mémoire et de renouvellement de la foi pour les fidèles kimbanguistes.
Un message de considération des autorités congolaises
La célébration a également servi de cadre à la transmission d’un message de félicitations et de vœux du président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, au chef spirituel kimbanguiste.
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Présenté comme une marque de considération, ce geste témoigne de l’attention accordée par les autorités congolaises à l’Église kimbanguiste et à son responsable. Jacqueline Lydia Mikolo a rappelé que la République du Congo reconnaît en Papa Simon Kimbangu le chef spirituel et le représentant légal de l’Église kimbanguiste.
Cette reconnaissance s’inscrit, selon elle, dans la continuité des relations entre l’État et l’institution religieuse.
La contribution de l’Église à la paix et à la cohésion sociale
Dans son intervention, la ministre a également rappelé les distinctions accordées à plusieurs responsables de l’Église kimbanguiste en hommage à leur engagement et à leur contribution à la société congolaise.
Elle a notamment salué les efforts déployés en faveur de la paix ainsi que les prières et les messages de cohésion adressés aux fidèles durant la période électorale. Ces initiatives, a-t-elle souligné, illustrent le rôle que les institutions religieuses peuvent jouer dans la préservation du dialogue social et de la concorde nationale.
Jacqueline Lydia Mikolo a par ailleurs mis en avant les réalisations agricoles menées au centre pastoral, ainsi que la participation de la chorale de l’Église aux cérémonies officielles. Ces actions contribuent, selon elle, au rayonnement de l’institution et à son implication dans la vie de la société.
La ministre a aussi évoqué la perspective d’une reconnaissance particulière de l’Église kimbanguiste en République démocratique du Congo, dont l’annonce officielle serait attendue.
Cette perspective souligne la dimension transfrontalière de cette communauté religieuse, dont les fidèles sont présents dans plusieurs pays africains. Elle met également en évidence les liens historiques et spirituels qui unissent les communautés kimbanguistes au-delà des frontières nationales.
La foi et l’intégration africaine
La devise de la République du Congo, « L’unité, le travail et le progrès », a trouvé un écho dans le message de Jacqueline Lydia Mikolo.
Selon la ministre, les valeurs d’amour, de paix et de travail prônées par Papa Simon Kimbangu rejoignent les idéaux de développement, de cohésion nationale et de solidarité entre les peuples.
Elle a établi un parallèle entre la mission spirituelle de l’Église kimbanguiste et les ambitions d’intégration portées par la Zone de libre-échange continentale africaine. Les frontières, a-t-elle souligné en substance, ne doivent pas constituer un obstacle aux relations entre les peuples africains, dont les aspirations à la paix, à la prospérité et au développement sont communes.
En conclusion de son intervention, Jacqueline Lydia Mikolo a appelé les fidèles à faire de cet anniversaire un moment de renforcement des liens au sein de la communauté kimbanguiste, mais aussi de promotion de la concorde et de la solidarité à l’échelle du continent.
Au nom du président Denis Sassou-Nguesso, du gouvernement et du peuple congolais, elle a formulé des vœux de bénédiction pour la République du Congo, la République démocratique du Congo et l’ensemble de l’Afrique.
À travers cette célébration, l’Église kimbanguiste réaffirme son attachement à un héritage spirituel placé sous le signe de la foi, de la paix et de l’unité. Dans un contexte où les institutions religieuses continuent de jouer un rôle important dans le dialogue social, cet anniversaire a également constitué un moment de réflexion sur leur contribution à la cohésion des communautés et au rapprochement entre les peuples africains.