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Cotonou,
Bénin

Cotonou Bénin.

Le Bénin franchit un nouveau cap dans la maîtrise de ses technologies du futur à l’ère où l’intelligence artificielle s’impose comme le moteur incontournable de la transformation économique globale. Le groupe Synelia a procédé jeudi 22 octobre 2026, au lancement officiel de sa filiale du Bénin. En marge de cette rencontre stratégique tenue à Cotonou, les acteurs de l’écosystème de la technologie se sont réunis autour du panel de haut niveau intitulé : « Du Code du numérique à l’IA : accélérer la transformation numérique du Bénin en renforçant sa souveraineté ».

Parmi les figures scientifiques marquantes de ces assises, le Dr Songbian Zimé, docteur en systèmes d’information et algorithmes d’IA, expert international en intelligence artificielle et gouvernance numérique, a livré une analyse éclairante sur les conditions sine qua non d’une adoption sécurisée et autonome des technologies émergentes.

Au cœur des discussions figurait l’impact de l’IA dans les secteurs vitaux, tout particulièrement celui de la santé, où la gestion et le stockage des données massives posent avec acuité la question des libertés individuelles et de la protection de la vie privée, conformément aux dispositions du Code du numérique béninois.

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Pour le Dr Songbian Zimé, l’enjeu majeur ne réside plus seulement dans l’adoption d’outils importés, mais dans la création d’écosystèmes technologiques endogènes capables de garantir le contrôle effectif des données nationales.

S’exprimant lors des travaux, le Dr Songbian Zimé a posé les jalons de cette exigence d’autonomie. « Ce que je retiens en résumé, c’est qu’il va falloir qu’on fasse recours à l’IA locale pour que nous ayons la souveraineté… Aujourd’hui, on ne peut plus parler de l’IA sans parler de la souveraineté numérique. Et il va falloir que nous maîtrisons les données que nous mettons, où vont-elles, comment sont-elles exploitées, qui détient la clé et qui décide », a-t-il fait savoir.

De l’interdiction à la sensibilisation : former la jeunesse aux limites de l’IA

Face à l’adoption fulgurante des modèles algorithmiques par la jeunesse scolaire et universitaire, l’expert international a mis en garde contre la tentation d’une interdiction stérile, préconisant plutôt une intégration encadrée au sein des cursus éducatifs.

Développant sa vision d’une citoyenneté numérique responsable, le Dr Songbian Zimé a insisté sur l’importance du volet pédagogique.

« Pour ce qui concerne les individus, les citoyens, surtout les étudiants et les élèves, il va falloir qu’on tende vers l’éducation de l’IA, la sensibilisation, c’est très important. On ne peut plus éviter ou interdire aux étudiants ou élèves de l’utiliser, mais on doit pouvoir les éduquer et les sensibiliser pour qu’ils sachent à quelle limite ils pourront utiliser l’IA… Il est important qu’au niveau éducatif, que ce soit au niveau universitaire ou dans les autres niveaux d’enseignement, qu’on puisse vraiment appliquer l’IA, mais bien cadrer. Ceux qui l’utilisent doivent être éduqués, sensibilisés et doivent également s’auto-former. Il faut que chacun assure d’abord sa sécurité avant que la sécurité de l’État n’intervienne », a préconisé l’expert international en intelligence artificielle et gouvernance numérique.

En couplant cadre législatif rigoureux et formation à la base, le lancement de Synelia et les interventions d’experts comme le Dr Songbian Zimé dessinent la feuille de route d’un Bénin résolument engagé dans la construction d’un modèle d’IA souverain, éthique et inclusif.

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