Réuni du 7 au 9 septembre à Brazzaville, le Comité de fixation des prix des hydrocarbures a arrêté les prix fiscaux applicables au troisième trimestre 2026. Malgré les tensions géopolitiques et les bouleversements du marché mondial, les hydrocarbures produits au Congo ont préservé leur attractivité, notamment sur le marché asiatique. Le comité a également présenté ses prévisions pour le quatrième trimestre et défini quatre priorités destinées à renforcer la compétitivité du secteur.
Le Comité de fixation des prix des hydrocarbures a tenu, du 7 au 9 septembre à Brazzaville, sa réunion ordinaire au titre du troisième trimestre 2026.
Présidée par le ministre des Hydrocarbures, Stev Simplice Onanga, cette rencontre s’est déroulée sur trois jours. Les travaux des experts ont porté sur l’examen des évolutions du marché pétrolier international au cours du troisième trimestre, le comportement des bruts, l’analyse de la cohérence des données de vente déclarées par les sociétés pétrolières ainsi que la fixation des prix des hydrocarbures produits au Congo.
À l’issue des échanges, les experts sont parvenus à un consensus sur les prix des cinq produits concernés. Ceux-ci ont été arrêtés comme suit : Djeno mélange : 91,180 dollars par baril ; Nkossa Blend : 94,067 dollars par baril ; Yombo : 89,765 dollars par baril ; Nkossa Butane : 46,793 dollars par baril et Nkossa Propane : 32,983 dollars par baril.
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La moyenne trimestrielle de l’ensemble de ces prix s’établit à 91,510 dollars par baril, pour un différentiel trimestriel moyen de -6,240 dollars par baril. Un résultat considéré comme satisfaisant par le ministre de tutelle.
Les hydrocarbures congolais conservent leur attractivité en Asie
« Les pétroles bruts produits en République du Congo, notamment le Djeno mélange, le Nkossa Blend, le Yombo Fuel Oil, le Nkossa Butane et le Nkossa Propane, ont préservé leur attractivité sur le marché historique de l’Asie. Plus de 80 % des cargaisons commercialisées au troisième trimestre 2026 y ont été exportées, à un prix moyen de 91,510 dollars le baril », a souligné Stev Simplice Onanga, ministre congolais des hydrocarbures.
Cette performance témoigne de la compétitivité des produits congolais dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes et une volatilité persistante des cours.
Des perspectives liées aux tensions géopolitiques
Les conclusions des experts comportent également une projection de l’évolution des prix des hydrocarbures au quatrième trimestre 2026.
Selon le ministre, ces perspectives dépendront principalement des effets des conflits en Europe de l’Est et au Moyen-Orient, de l’évolution de l’économie mondiale, du niveau des coûts du fret et des marges de raffinage, ainsi que de l’évolution de l’offre mondiale et des stocks chinois.
Dans ce contexte, le Comité de fixation des prix estime que le cours du Brent daté pourrait évoluer dans une fourchette comprise entre 90 et 100 dollars américains le baril.
Quatre priorités pour renforcer le secteur
À la clôture des travaux, le ministre des Hydrocarbures a réaffirmé la nécessité pour son département de poursuivre les efforts engagés afin de consolider la confiance des investisseurs et d’accompagner durablement le développement du secteur.
Cette ambition passe notamment par la modernisation du cadre juridique et la mise en œuvre de quatre priorités stratégiques.
La première priorité consiste à renforcer l’attractivité du bassin sédimentaire congolais afin de favoriser les investissements dans l’exploration et le développement de nouveaux projets.
Le ministère entend également consolider un environnement fondé sur la transparence, la prévisibilité et la sécurité juridique, des conditions indispensables pour rassurer les investisseurs et sécuriser leurs opérations.
La feuille de route de Stev Simplice Onanga prévoit, par ailleurs, d’accélérer la mise en œuvre de la politique nationale du contenu local, afin d’accroître la participation des entreprises et de la main-d’œuvre congolaises aux activités du secteur.
Enfin, le ministère souhaite renforcer les mécanismes de suivi et d’évaluation, ainsi que les dispositifs de maîtrise des coûts, dans l’intérêt de l’État et des investisseurs.
Cette orientation avait déjà été mise en avant à l’ouverture des travaux par la directrice de cabinet du ministre des hydrocarbures, Nyvia Daïda Ebenga Akiéra. Elle indiquait que des réformes audacieuses étaient actuellement en cours pour rendre le secteur congolais des hydrocarbures plus compétitif.
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