Les 24 et 25 septembre 2026, Lomé, s’est affirmée comme la capitale ouest-africaine de la gouvernance d’entreprise. Succédant aux éditions d’Abidjan, Dakar et Bamako, la capitale togolaise a accueilli la 4e édition des Journées Ouest-Africaines de l’Audit Interne (JOAAI), un événement d’envergure régionale orchestré par l’Union des Instituts de l’Audit Interne de l’Afrique de l’Ouest (UIAO) et l’IIA-Togo.
Placée sous le thème « Audit interne, acteur stratégique de la gestion du changement et de la transformation des organisations publiques et privées », cette édition marque un tournant décisif, celui de l’abandon définitif du rôle de simple contrôleur a posteriori au profit d’une fonction de pilotage prospectif et d’aide à la décision.
Pour Elfried Komlanvi Midokpoe, président de l’IIA-Togo, la profession franchit un palier d’exigence crucial. L’auditeur interne moderne ne doit plus se borner à vérifier la conformité des opérations passées, mais devenir un véritable éclaireur pour les directions générales et conseils d’administration.
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« L’audit interne doit contribuer à l’éclairage des décisions, à l’anticipation des risques et à l’amélioration continue des processus », a-t-il affirmé lors des travaux, insistant sur la nécessité d’intégrer les nouveaux vecteurs de transformation que sont l’Intelligence Artificielle, la cybersécurité et la lutte contre la fraude.
Plusieurs thématiques au cœur des transformations technologiques et réglementaires
Pendant 48 heures d’échanges intensifs, les délégués venus de 9 pays membres de l’UIAO ont exploré un programme d’une grande densité technique articulé autour de plusieurs axes stratégiques. Parmi les sujets phares, on peut noter :
Agilité professionnelle et mise à niveau continue : la feuille de route de l’UIAO
Face à la rapidité des évolutions technologiques et réglementaires, la mise à jour constante des compétences devient une condition de survie pour les organisations africaines. Octave Goh-Bi, président de l’UIAO, a rappelé la mission fondamentale de l’union, qui fédère 10 pays de la sous-région (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo).
« Notre métier exige des mises à jour permanentes, imposées par le développement des progiciels et l’avènement de l’intelligence artificielle », a souligné Octave Goh-Bi, rappelant que l’UIAO s’appuie sur deux piliers majeurs à savoir les JOAAI et la conférence technique annuelle.
Après le succès de l’étape togolaise, qui fixe de nouveaux standards de professionnalisme dans l’espace UEMOA et CEDEAO, les auditeurs internes du continent se sont donnés rendez-vous en décembre prochain pour leur grande conférence technique d’approfondissement.
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