Il est désormais docteur dans deux différentes universités. Enagnon Christian Adadja, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a fait d’une pierre deux coups. Il est docteur de l’université de Lorraine en France et celle d’Abomey-Calavi au Bénin depuis ce jeudi 16 Juillet 2020. En effet, après avoir effectué ses recherches sur la « Modélisation multi-échelles des propriétés élastiques du composite Argile-Paille de riz », le tout nouveau docteur a présenté les résultats de ses travaux devant un jury international composé des professeurs de l’université de Lorraine (France), de l’Institut des Sciences et Technologie de Luxembourg et de l’université d’Abomey-Calavi.
Lors de la soutenance de thèse de doctorat qui s’est déroulée à l’université de Lorraine en France puis en visioconférence à l’université d’Abomey-Calavi et à Luxembourg, l’impétrant a su, par des arguments tangibles, convaincre les professeurs de haut rang qu’il a en face. A l’en croire, le matériau composite Argile-Paille de riz est un matériau écologique performant, constituant une alternative à l’utilisation du ciment dans la construction des logements modernes en milieu rural et péri-urbain dans les pays en voie de développement. Toute chose qui permettra de réduire les impacts environnementaux dus aux émissions de gaz à effet de serre notamment le CO2 et la consommation d’énergie lors de la production du matériau ciment, l’extraction et le transport des agrégats sable et gravier, nécessaires pour la confection des mortiers et bétons. Faut-il également souligner l’avantage en termes de coûts de construction et d’exploitation, lié à l’utilisation de ce composite dans les bâtiments.
La spécificité de cette soutenance de thèse réside surtout dans la solution apportée par l’impétrant aux acteurs du secteur de la construction. Contrairement à ce qui se faisait par le passé, à travers ses travaux, le jeune docteur offre désormais une possibilité de prédire le comportement mécanique de la terre argileuse renforcée de fibres de pailles végétales sans prendre par forcément des expérimentations en laboratoire dont le caractère fastidieux et onéreux n’est plus à rappeler. Un exposé qui a totalement séduit le jury international commis par les deux universités. Ainsi, en acceptant le travail de l’impétrant, le jury lui a décerné le double grade de :
A noter que Christian Adadja pour a été encadré dans ses travaux par le professeur Mohamed Gibigayé de l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin, du professeur Hamid Zahrouni et du professeur Mahdia Hattab de l’université de Lorraine en France.
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