La première édition du Salon de l’information, de la communication et des médias (SICOM) se tiendra du 17 au 19 septembre 2026 au Centre international de conférences de Kintélé. Placée sous le signe de la mémoire, de la formation et de l’innovation, cette rencontre entend réunir les principaux acteurs de l’écosystème médiatique congolais autour des enjeux liés au numérique et à l’intelligence artificielle.
Le lancement officiel du SICOM 2026 a été marqué, mardi 8 septembre à Brazzaville, par une conférence de presse animée par son commissaire général, Gyldas Mayela. Face aux professionnels de l’information, de la communication et de l’audiovisuel, ce dernier a présenté les ambitions de cette première édition, organisée autour du thème : « Témoigner, produire, former et innover : de la presse écrite à l’audiovisuel à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle ».
Selon le commissaire général, les mutations technologiques en cours imposent aux professionnels des médias de renouveler leurs pratiques et de renforcer leurs compétences. Le SICOM se veut ainsi un espace de rencontre, de réflexion, de formation et d’innovation réunissant journalistes, communicants, professionnels de l’audiovisuel et du numérique, étudiants ainsi que partenaires du secteur.
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« Nous avons donc voulu créer un espace de rencontre, de formation et d’innovation, réunissant journalistes, communicants et acteurs de l’audiovisuel, acteurs du numérique, étudiants et partenaires », a expliqué Gyldas Mayela.
Trois jours consacrés aux métiers des médias
Durant trois jours, le salon proposera plusieurs activités, notamment des conférences, des tables rondes, des master classes, des ateliers pratiques, une exposition, un forum des métiers et des rencontres professionnelles. À travers cette programmation, les organisateurs souhaitent favoriser le partage d’expériences, la transmission des savoir-faire et l’appropriation des nouveaux outils par les professionnels et les futurs acteurs du secteur.
Cette première édition revêt également une dimension historique. Elle s’inscrit, selon les organisateurs, dans le cadre de la célébration des 25 ans de la loi relative à la liberté de l’information et de la communication, adoptée en 2001.
Gyldas Mayela a rappelé le rôle de ce texte dans l’évolution du paysage médiatique congolais, en soulignant notamment la dépénalisation de la profession de journaliste, considérée comme une avancée importante dans l’exercice du métier.
Préserver la mémoire des médias congolais
Au-delà des enjeux liés à la transformation numérique, le SICOM entend rendre hommage à celles et ceux qui ont contribué à bâtir le paysage médiatique national. Plusieurs anciens professionnels de la télévision, de la radio et de la presse écrite, notamment ceux aujourd’hui à la retraite, seront honorés au cours de cette rencontre.
Un hommage particulier sera consacré à Jean-Paul Pigasse, présenté par Gyldas Mayela comme un pionnier de la communication au Congo et récemment disparu. Cette initiative vise à préserver la mémoire du secteur et à favoriser la transmission de l’expérience des générations précédentes aux jeunes professionnels.
« Les médias congolais doivent pouvoir raconter leur propre histoire, valoriser leurs parcours et transmettre leurs expériences aux nouvelles générations », a, en substance, souligné le commissaire général.
Un prix spécial de la liberté de la presse
Au cours de la conférence de presse, Gyldas Mayela a également annoncé la création d’un prix spécial de la liberté de la presse. Cette distinction sera décernée au président de la République, Denis Sassou-N’Guesso.
Pour justifier cette décision, le commissaire général a évoqué les avancées qu’il attribue au chef de l’État dans la consolidation du cadre juridique, le développement des infrastructures médiatiques et l’amélioration des conditions d’exercice de la profession.
Il a notamment cité la construction du Centre national de radio et de télévision, qu’il considère comme une référence en matière d’équipements audiovisuels. Tout en reconnaissant que des défis subsistent, il a estimé que ces réalisations témoignent d’une trajectoire et d’un environnement méritant d’être salués.
Penser l’avenir du secteur
Le SICOM 2026 veut également ouvrir une réflexion sur l’avenir des médias congolais. La production de contenus, la formation des jeunes, le développement du numérique et l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle figurent parmi les principales préoccupations annoncées.
Les organisateurs souhaitent encourager l’émergence d’une production médiatique et audiovisuelle congolaise capable de raconter le pays à partir de ses propres regards, de ses propres voix et de ses propres talents. Cette ambition repose à la fois sur la transmission entre générations et sur la création de nouvelles opportunités professionnelles dans un secteur en pleine mutation.
En invitant l’ensemble des acteurs de l’écosystème médiatique à s’approprier le SICOM, Gyldas Mayela a souhaité faire de cette première édition un rendez-vous majeur pour l’avenir de l’information et de la communication au Congo.
Rendez-vous a été pris du 17 au 19 septembre 2026, au Centre international de conférences de Kintélé, pour trois jours consacrés à l’histoire, aux métiers et à l’avenir des médias congolais.
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