La 24ᵉ Réunion des comités consultatifs de l’ARREC se tient du mardi 21 au mercredi 22 octobre 2025 à Cotonou. Il s’agit d’une rencontre des États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur les moyens à adopter pour se doter d’une meilleure qualité en énergie. Cette activité, élargie à d’autres pays africains, a permis à la délégation algérienne de partager ses expériences et faire des propositions aux États de la communauté ouest-africaine.
Selon Dr Mohammed Khelifa, vice-président du Cluster Industriel Électrique d’Algérie (CIEL), l’Algérie est complètement indépendante en énergie électrique et en vend à plusieurs pays. Et c’est le cluster qui représente toute l’industrie ayant permis d’électrifier toute l’Algérie à 100% et d’approvisionner certains pays africains et européens en énergie électrique. Ce pays dispose d’une capacité de production en énergie électrique de 27 gigawatts (GW) pour 45 millions d’habitants, toute chose qui dépasse largement toute la CEDEAO réunie, qui est à une production de 25 GW pour 400 millions d’habitants. Toute cette capacité a été produite uniquement grâce à l’industrie algérienne qui mise d’ailleurs sur ses propres ressources pour faire des études les plus pointues dans le domaine de l’électricité.
“Avec cette disponibilité en énergie électrique et d’ingénieurs qualifiés, l’Algérie produit tous les équipements électriques, de la lampe jusqu’à la turbine grâce à un réseau de producteurs. Le Cluster dispose de plus de 260 grandes usines qui produisent tout dans le domaine de l’électricité, également d’une trentaine de bureaux d’études, des laboratoires de test et de certification reconnus à l’international. Aussi, le pays dispose d’un grand réseau de petits distributeurs électriques. Tout ceci nous permet d’avoir un réseau électrique très fiable qui est relié à l’Europe”, a-t-il laissé entendre avant d’ajouter que c’est ainsi que l’Algérie arrive à vendre de l’électricité en Europe, à ses voisins, notamment la Tunisie, et a un projet pour être interconnecté au marché ouest-africain.
À en croire le vice-président du Cluster Industriel Électrique d’Algérie (CIEL), leur présence au Bénin va leur permettre de porter un message précis à tous les États membres de la CEDEAO. Il s’agit de faire comprendre aux pays ouest-africains que l’Afrique doit désormais compter sur elle-même en matière énergétique. Pour ce faire, l’Algérie propose la création d’un centre dans le domaine électrique.
“Notre objectif est d’apprendre comment le système électrique ouest-africain fonctionne. Et on est ici aussi avec un message très clair selon lequel on ne peut que compter sur soi-même. C’est à nous, Africains, de construire notre réseau électrique et de nous électrifier. On a les moyens ainsi que les capacités humaines. Notre première proposition est la création d’un centre dans le domaine électrique où on fera émerger nos compétences et essayer l’Afrique de demain avec les Africains”, fait savoir Dr Mohammed Khelifa.