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Cotonou,
Bénin

Cotonou Bénin.

Au Bénin, l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) a servi de cadre, mercredi 30 septembre 2026, à la célébration du vingtième anniversaire (2006-2026) de la présence diplomatique et académique de la République bolivarienne du Venezuela sur le territoire béninois. Organisée dans le module de salles de cours offert à l’UAC par la coopération vénézuélienne, cette cérémonie solennelle a été marquée par la remise des attestations du Diplomado « Vie et Œuvres du Libérateur Simón Bolívar » et des cours d’espagnol contextualisés de l’Institut Simón Bolívar pour la Paix et la Solidarité entre les Peuples.

C’est dans une atmosphère de profonde reconnexion historique que les intervenants se sont succédé à la tribune. Son Excellence Monsieur Jesus Alberto Garcia, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Venezuela près le Bénin, a rappelé la vision panafricaine et l’héritage d’Hugo Chávez Frías, qui avait inauguré en personne la mission diplomatique le 2 août 2006.

« Simón Bolívar a souligné que nous sommes avant tout une partie de l’Afrique. Victimes de la traite négrière, de nombreux Yorubas, Fons, Minas et Ewes ont été enlevés de leurs terres pour être réduits en esclavage à Haïti, à Cuba, au Venezuela, en Colombie et aux États-Unis. Plus tard, ils se sont révoltés, contribuant ainsi à l’indépendance non seulement du Venezuela, mais aussi d’Haïti, de la Colombie, du Pérou, de l’Équateur, du Panama, de la Bolivie et des États-Unis », a fait savoir S.E.M. Jesus Alberto Garcia

Ce dernier a salué la législation béninoise sur la nationalité accordée aux descendants de la diaspora africaine, la qualifiant de « geste d’amour et de dignité historique ». Sur le plan académique, il a annoncé la concrétisation imminente de l’Accord sur la reconnaissance mutuelle des diplômes de l’enseignement supérieur, suite à des échanges fructueux avec la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Romarique Sèdami Medegan Fagla.

En outre, le diplomate a réitéré le soutien de Caracas à un monde multipolaire prôné par la Présidente par intérim Delcy Rodríguez, tout en réclamant la libération du Président Nicolás Maduro et de la Première dame Cilia Flores, en dressant un parallèle explicite avec les arrestations historiques de Toussaint Louverture et du roi Béhanzin.

Déconstruire les frontières et réaffirmer la coopération Sud-Sud

Intervenant en tant que témoin privilégié de cette aventure diplomatique initiée il y a 20 ans, Marc Alabi, Coordinateur du Noyau Bénin et Afrique Occidentale de l’Institut Simón Bolívar, a souligné l’originalité d’une diplomatie de proximité. Évoquant la citation mémorable d’Hugo Chávez lors du Sommet ASA de 2013 (« L’Amérique du Sud et l’Afrique forment un seul et même peuple »), il a présenté le bilan des cycles de conférences universitaires consacrés à la doctrine bolivarienne, au rôle des héroïnes noires de l’émancipation (Matea, Hipólita, Casilda, Carlota) et au modèle éducatif vénézuélien post-2005.

« À travers la mission diplomatique du Venezuela au Bénin, nous avons compris depuis 20 ans qu’une mission diplomatique n’est pas seulement l’administration, sinon la fraternité agissante, l’amour entre l’Afrique et sa diaspora. L’Afrique ne gagne rien en s’alliant avec le Nord Global. L’Afrique gagne dans la coopération Sud-Sud, le Bénin gagne avec le Venezuela : la preuve est là, ce département, les logements sociaux à Sèmè-Podji, les écoles à Tori-Bossito », a-t-il fait comprendre.

L’hommage du monde universitaire béninois à un « don de fraternité »

Pour les autorités académiques de la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Communication (FLLAC) de l’UAC, cette coopération bilatérale dépasse le cadre formel pour s’incarner dans des infrastructures utiles à la formation des jeunes hispanistes.

Le Dr Adignondé Blandine Wetohossou, Cheffe du Département de Philologie Hispanique et de Civilisations Afro-Américaines (DPHCA), a témoigné avec émotion de cette proximité de sang et de culture.

« Au-delà de la diplomatie, nous sommes deux peuples unis par l’histoire de la racine africaine. Le Vénézuélien est avant tout un descendant africain. Nous célébrons 20 ans de dons concrets, marqués par la construction de logements sociaux et d’un module de salle de cours qui sert aujourd’hui de cadre à notre célébration. Nous nous ressemblons tellement que dans les rues de Caracas, personne ne me prend pour une étrangère », a indiqué la cheffe du département Espagnol de l’UAC.

Abondant dans le même sens, le professeur Julien Gbaguidi, Doyen de la FLLAC, a exprimé la gratitude de l’UAC pour la rénovation éclatante du module de cours paré de sa teinte jaune doré, symbole d’une richesse interculturelle partagée.

« Aujourd’hui, c’est un jour de fête pour nous et un jour de reconnaissance de la vraie fraternité, de la vraie amitié et de la vraie solidarité. Le peuple frère du Venezuela à travers ce joyau nous démontre, nous affirme et nous confirme son amour envers notre peuple. Ce peuple n’est pas si riche ou plus riche que d’autres peuples qui n’ont pas encore posé cet acte que je qualifie d’essentiel », a laissé entendre le professeur Julien Gbaguidi avant de souhaiter que l’entraide ne soit pas uniquement dans un seul sens, mais évolue dans un sens de réciprocité. Car, selon lui, l’Afrique, le continent sud-américain et la diaspora afro-brésilienne constituent un seul et même peuple.

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2 Comments

  • BONOU Sovi charnel, 4 octobre 2026 @ 23h41 Reply

    Je suis intéressé

  • Félix Hounnouvi, 5 octobre 2026 @ 8h05 Reply

    Feliz cumpleaños

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