La Russie et la République du Congo ont signé, ce mercredi 30 septembre 2026, le Plan global de développement de la coopération pour la période 2026-2028. L’accord a été conclu à Brazzaville dans le cadre des travaux de la huitième session de la Commission intergouvernementale mixte bilatérale, tenue du 28 au 30 septembre 2026.
La signature d’un plan global de coopération
La Russie et la République du Congo ont signé le Plan global de développement de la coopération pour la période 2026-2028, dans le cadre des travaux de la huitième session de la Commission intergouvernementale mixte bilatérale.
« Pour la première fois, nos pays disposeront d’un plan clair et précis de coopération économique. Nous sommes déterminés à travailler sur la base de ce plan. Nous nous préparons également au troisième sommet Russie-Afrique, qui se tiendra à Moscou les 28 et 29 octobre, et nous attendons avec impatience Son Excellence le président Denis Sassou-Nguesso à Moscou », a déclaré Pavel Sorokin, vice-ministre russe de l’Énergie et chef de la partie russe de la Commission, lors de la cérémonie de signature.
Des perspectives dans le secteur de l’énergie
Selon Pavel Sorokin, la Russie et le Congo disposent d’un important potentiel de coopération dans le domaine énergétique, notamment pour la mise en valeur du potentiel hydroélectrique du pays.
Les entreprises russes sont également prêtes à étudier la possibilité de créer des centrales solaires et des installations de petite production d’électricité dans les localités éloignées, ainsi que de fournir des produits pétroliers à la République du Congo.
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Les constructeurs automobiles russes manifestent, par ailleurs, leur intérêt pour le renforcement de leur présence sur le marché congolais.
Une coopération renforcée dans la santé
Pavel Sorokin a également indiqué que la coopération entre la partie congolaise et russe se développait activement. Les deux parties disposent déjà d’une expérience dans la lutte contre une épidémie de choléra et une épidémie de fièvre Ebola en République démocratique du Congo, où l’assistance de la République du Congo a permis d’apporter une aide au pays voisin.
Des échanges élargis dans l’éducation et la science
Dans les domaines de la science et de l’éducation, les deux parties travaillent sur un projet d’accord relatif à la reconnaissance mutuelle de l’éducation et des qualifications. Ce texte doit permettre d’élargir les possibilités d’échanges d’étudiants et d’emploi des spécialistes.
Pour l’année universitaire 2026-2027, le quota du gouvernement russe reste fixé à 250 places financées par l’État pour les étudiants congolais. Moscou est toutefois prêt à l’augmenter en cas de demande supplémentaire, a indiqué le représentant de la partie russe.
Vers un partenariat économique plus dense
Le ministre congolais de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé, Denis Christel Sassou N’Guesso, a souligné que le travail actif de la Commission intergouvernementale visait à mettre en œuvre la volonté des présidents des deux pays, Denis Sassou-N’Guesso et Vladimir Poutine.
« Notre ambition commune doit être de transformer cette relation politique privilégiée en un partenariat économique, industriel, technologique et financier plus dense, plus diversifié et surtout plus productif », a souligné le ministre.
La huitième session de la Commission intergouvernementale s’est tenue à Brazzaville du 28 au 30 septembre. Elle a réuni des représentants de différents ministères et organismes de Russie et du Congo, ainsi que des acteurs des secteurs de l’énergie et des hydrocarbures, des institutions financières, des transports, de l’éducation, de la science, de l’industrie, de l’agriculture, des infrastructures et du monde des affaires.