Au Congo, les débats publics prennent parfois la forme de jugements définitifs, fondés davantage sur les rumeurs et les attaques personnelles que sur les faits. Présenté par certains comme un « parvenu », Armel Saint-Silvère Dongou dit « Zidane » est pourtant défendu par ses proches et ses soutiens comme un haut cadre au parcours professionnel solide, reconnu dans le domaine des titres publics et engagé dans des actions philanthropiques en faveur des populations.
Au Congo, il suffit parfois d’une accusation ou d’une campagne de dénigrement pour réduire à néant des années de travail. On qualifie certains d’opportunistes, d’autres de voleurs ou d’incompétents, sans toujours prendre le temps de connaître leur parcours, leur formation et les responsabilités qu’ils ont effectivement exercées.
Armel Saint-Silvère Dongou, surnommé « Zidane », fait partie de ces personnalités dont l’image publique semble aujourd’hui davantage façonnée par la polémique que par l’analyse objective de leur trajectoire professionnelle.
Pourtant, ses soutiens rappellent qu’il dispose d’une formation et d’une expérience reconnues dans le domaine des titres et valeurs, notamment les bons du Trésor assimilables, communément appelés BTA. Une expertise technique qui, selon eux, lui a permis de se distinguer au niveau national, sous-régional et même international.
Un spécialiste des titres publics
Présenté comme un ingénieur financier, Armel Saint-Silvère Dongou aurait contribué à la réorganisation du marché des titres publics au Congo, avec l’appui des institutions compétentes, notamment la Banque des États de l’Afrique centrale.
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Cette politique des titres a joué un rôle important dans le financement de l’État, particulièrement pendant les périodes de tension économique et de crise financière. Elle a permis au pays de continuer à honorer certains engagements sociaux et à maintenir le fonctionnement de ses services publics.
Il ne s’agit donc pas, selon ses défenseurs, d’un homme arrivé par hasard dans les cercles de responsabilité. Son parcours serait plutôt celui d’un professionnel formé, expérimenté et capable de maîtriser des mécanismes financiers complexes, dont les effets dépassent largement les querelles de personnes.
La responsabilité administrative doit être replacée dans son contexte
L’un des principaux reproches formulés à l’encontre d’Armel Saint-Silvère Dongou concerne les décisions prises dans le cadre de ses fonctions administratives. Mais ses soutiens estiment qu’il est injuste de lui attribuer seul la responsabilité de décisions relevant d’une chaîne hiérarchique.
Comme dans toute administration, un directeur central exerce ses fonctions dans un cadre institutionnel précis. Il dépend de ses supérieurs hiérarchiques et ne dispose pas nécessairement d’une autonomie totale de gestion. Les décisions importantes s’inscrivent dans une organisation où interviennent plusieurs niveaux de responsabilité.
Dès lors, une question mérite d’être posée : pourquoi concentrer toutes les critiques sur un collaborateur, tout en épargnant systématiquement les responsables placés au-dessus de lui et disposant du pouvoir de décision ?
Cette interrogation ne signifie pas qu’un responsable ne doit jamais rendre compte de son action. Elle rappelle simplement qu’une évaluation sérieuse doit prendre en compte l’ensemble de la chaîne administrative, les compétences de chacun et les limites réelles de leurs prérogatives.
Un engagement qui ne se résume pas à une fonction
Au-delà de sa carrière, Armel Saint-Silvère Dongou est également décrit par ses proches comme un homme généreux, accessible et attentif aux difficultés des populations.
Ses soutiens évoquent des actions philanthropiques menées dans plusieurs communautés et différents départements du pays. Des initiatives qui, selon eux, auraient permis d’atténuer certaines difficultés quotidiennes de familles et de groupes vulnérables, sans faire l’objet d’une communication permanente.
Dans un contexte où l’action publique et sociale est souvent évaluée à l’aune de la visibilité médiatique, il convient aussi de reconnaître les engagements qui s’exercent dans la discrétion. La générosité ne se mesure pas uniquement au nombre de publications ou de cérémonies organisées, mais également à l’impact concret produit dans la vie des bénéficiaires.
La réussite ne devrait pas être un motif de condamnation
Ce qui dérange parfois dans notre société, ce n’est pas l’échec, mais la réussite des autres. Lorsqu’un Congolais se distingue par sa compétence, son ascension professionnelle ou son influence, il devient rapidement la cible de soupçons, de procès d’intention et de critiques parfois disproportionnées.
Au lieu d’interroger les faits, certains préfèrent attaquer la personne. Au lieu de discuter des résultats, ils s’emploient à salir la réputation. Au lieu d’accompagner ceux qui réussissent, ils cherchent à les affaiblir.
Armel Saint-Silvère Dongou dit « Zidane » mérite, comme tout responsable public ou privé, d’être évalué avec rigueur. Mais cette évaluation doit être fondée sur des faits établis, et non sur des rumeurs, des amalgames ou des règlements de comptes.
Reconnaître les efforts et préserver la dignité
Il est possible de critiquer une décision sans détruire une personne. Il est possible de demander des comptes sans nier un parcours. Il est possible de rechercher la vérité sans transformer le débat public en campagne de dénigrement.
Les Congolais qui se distinguent dans leur domaine devraient être encouragés, observés avec objectivité et accompagnés dans l’intérêt général. Leur réussite ne devrait pas être perçue comme une menace, mais comme une source d’inspiration pour la jeunesse et pour tous ceux qui souhaitent servir leur pays.
À ceux qui contestent le parcours ou l’action d’Armel Saint-Silvère Dongou, une exigence demeure : que la critique repose sur des éléments vérifiables et respecte les principes de responsabilité et de justice.
Car les réputations peuvent être attaquées en quelques jours, mais elles se construisent souvent au prix de longues années de travail. Et, pour ses soutiens, aucune campagne de dénigrement ne saurait empêcher un homme de poursuivre son chemin lorsque celui-ci est porté par ses convictions, son engagement et la confiance de ceux qu’il accompagne.
Il faut savoir, donc, reconnaître les efforts des Congolais qui se distinguent. Plutôt que de les condamner sans les connaître, il faut se donner la responsabilité de les évaluer avec équité et de les accompagner lorsqu’ils œuvrent pour l’intérêt général.