L’ancien CEG Angola-Libre a laissé place à un complexe scolaire moderne regroupant une école préscolaire, une école primaire, un collège et un lycée d’enseignement général. Implantée dans l’arrondissement 1, Makélékélé, cette infrastructure de 40 000 m² a été inaugurée par le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, le jeudi 9 octobre 2026.
La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence des corps constitués nationaux et des forces vives de la nation. Elle a été marquée par trois allocutions, dont celle du maire de l’arrondissement 1, Laurent Edgar Bassoukissa, qui a retracé l’histoire du site.
Un site chargé de mémoire
Selon Laurent Edgar Bassoukissa, les quatre hectares sur lesquels est bâti le complexe scolaire Angola-Libre constituent un lieu mémoriel pour la nation. Entre 1930 et 1932, le terrain abritait la tour de contrôle du premier aéroport de Brazzaville.
Dans les années 1960 et 1970, le site a ensuite servi de quartier général au Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), engagé dans la lutte pour l’indépendance de l’Angola, avant d’être renommé « camp Biafra ». En 1976, après l’indépendance de l’Angola et la réaffectation temporaire des locaux en salles de classe pour l’école primaire de Météo, l’établissement a officiellement pris le nom d’école Angola-Libre.
Un complexe scolaire complet
Autrefois dégradé et sous-équipé, le site est désormais transformé en un centre d’enseignement global, sécurisé et adapté aux exigences pédagogiques contemporaines. Le complexe regroupe des centaines de salles de classe rénovées, des bâtiments administratifs et des locaux destinés à l’inspection de la circonscription scolaire.
À lire aussi : Plateformes industrielles du Congo : Danièle Sassou-Nguesso nommée directrice générale
L’infrastructure comprend également dix logements pour le personnel, dont des villas destinées aux directeurs et des appartements de type F3 pour les enseignants. Un poste de police dédié ainsi qu’une flotte de matériel roulant ont aussi été prévus sur le site.
Présentant l’infrastructure, le directeur général de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), Maixent Raoul Ominga, a déclaré : « La livraison de ce complexe s’inscrit dans le cadre de l’action continue de la SNPC. Cette impulsion se poursuivra avec le lycée Pierre-Savorgnan-de-Brazza, ainsi qu’avec la Faculté des sciences et la Faculté de droit de l’Université Marien-Ngouabi ».
Pour le directeur général, ces initiatives traduisent la volonté de former une jeunesse capable de relever les défis futurs. Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean-Luc Mouthou, a, pour sa part, souligné l’impact sociétal de l’ouvrage : « Chaque école construite est un message d’espérance adressé à la jeunesse congolaise et un investissement durable pour l’avenir de notre pays ».
Une inauguration placée sous le signe de la pérennité
Le président Denis Sassou-N’Guesso a procédé à la coupure du ruban symbolique, avant de dévoiler la plaque inaugurale et de planter un safoutier. Cet arbre fruitier, choisi pour l’occasion, symbolise la croissance, la vie et la pérennité.
Malgré la pluie, les élèves sont restés mobilisés jusqu’à la fin de la cérémonie pour célébrer leur nouvel outil de travail. Un appel unanime a été lancé à la communauté afin de préserver et d’entretenir ce patrimoine commun.
Dès les premières heures de la matinée, une foule composée de citoyens, d’associations culturelles, de partis politiques et de parents d’élèves s’était massée aux abords du site. Tous ont participé à cette cérémonie dans une atmosphère marquée par l’enthousiasme et la reconnaissance.
Le mardi 13 octobre 2026, le complexe scolaire de l’Amitié, situé dans l’arrondissement 2, Bacongo, ouvrira officiellement ses portes. Ce projet d’envergure a été entièrement financé par la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), au titre de sa politique de responsabilité sociétale des entreprises (RSE).