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Cotonou,
Bénin

Cotonou Bénin.

La ville de Lomé s’est imposée comme la capitale de l’aviation africaine. Du 15 au 19 juin 2026, la métropole de la République Togolaise accueille la Convention et exposition du transport aérien, un sommet organisé par la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC). Placé sous le thème de la promotion d’un transport accessible, connecté, abordable et durable, cet événement pose un diagnostic lucide sur les retards du continent et trace les lignes d’une intégration régionale historique.

Pour Eugène Apombi, Directeur Général de l’Agence de Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale (ASSA-AC), la situation actuelle exige une refonte profonde du modèle économique du secteur. « L’Afrique représente 18 % de la population mondiale, mais à peine 2 % du trafic aérien global », a-t-il déploré.

Saluant le Togo comme un « État champion » du Marché unique du transport aérien en Afrique (MUTAA) aux côtés de la Côte d’Ivoire, le DG ASSA-AC rappelle que la sécurité des vols est le premier levier d’attractivité pour capter les investissements indispensables à un transport véritablement abordable.

2027 : la révolution du certificat unique en zone CEMAC

Conscient que l’Afrique Centrale reste l’une des régions où voyager est le plus complexe et le plus coûteux, Eugène Apombi annonce une transformation réglementaire majeure. Sous l’impulsion de l’ASSA-AC, une réglementation commune entrera en vigueur dès le 1er janvier 2027 au sein de la zone CEMAC.

Ce cadre juridique unifié reposera sur la mutualisation des actes. À en croire Eugène Apombi, un certificat d’exploitation obtenu au Cameroun sera automatiquement valide au Gabon, éliminant ainsi les lourdeurs bureaucratiques transfrontalières. En associant cette simplification à des formations de haut niveau, l’ASSA-AC ambitionne de dépasser le seuil mondial de 75 % de mise en œuvre des normes de l’OACI d’ici 2028. L’objectif final est de débloquer des liaisons aériennes régionales aujourd’hui impossibles (à l’instar du complexe corridor routier Brazzaville-Bangui-N’Djamena) pour faire du ciel un vecteur de libre circulation durable.

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