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Cotonou,
Bénin

Cotonou Bénin.

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a bouclé sa deuxième session ordinaire. Au menu : 12 rapports examinés et 9 décisions prises, dont plusieurs suspensions de radios. C’est ce qu’a rappelé Basile Tchibozo, Conseiller à la HAAC, sur le plateau de Café Coulisses ce vendredi.

Pour le conseiller Basile Tchibozo, il s’agissait de “rappeler les bases” du métier. La HAAC a sanctionné des médias, notamment des radios, et a produit des rapports pour “rappeler aux médias leurs rôles et leurs devoirs”. Un point particulier a porté sur l’organisation des élections présidentielles passées et sur les médias qui ont “impacté pour accompagner la campagne médiatique”. La coopération régulatrice et les activités menées durant la session ont également été passées en revue.

Face aux critiques, le Conseiller assume : “On peut dire qu’il y a méconnaissance de la pratique du métier”. Pour lui, le besoin de régulation est réel. Reste la question des moyens : “Il faut chercher le financement”, a-t-il insisté.

La dictature de la loi” et la protection des journalistes

Interrogé sur la protection des journalistes béninois, Basile Tchibozo a été clair : “Lorsque le journaliste est dans ses droits, il est protégé par la HAAC”. Il dénonce en revanche une situation qu’il qualifie de “dictature de la loi”.

Il estime que le dernier classement du pays est “gênant” au regard des critères de RSF. Sa recommandation : “Il faut que les juges revoient la répression à l’encontre des journalistes”. Le mot d’ordre : “Il faut que chacun reste dans ses lois”.

HAAC vs Ministère de la Communication : qui fait quoi ?

Autre sujet évoqué : le retour en force du Ministère de la Communication. Selon le Conseiller, le ministère “doit s’occuper de la presse” et gérer “les questions des médias publics”. Mais la ligne de démarcation reste nette. “La HAAC n’est que régulateur”, a-t-il martelé. Le profil des médias est défini par la HAAC, pas par le ministère. Et sur la presse privée, “le problème se pose” encore. Côté financement, il ouvre le débat : “Est-ce que le gouvernement doit financer la HAAC ?”

Une sélection “simple” et basée sur la reconnaissance

Pour conclure, Tchibozo a justifié la politique d’accompagnement de la HAAC. “La sélection, elle se fait de façon simple : La HAAC ne peut pas mettre son argent dans les médias qui ne sont pas reconnus”.

Il se veut toutefois optimiste : “Désormais nous avons le droit de revendiquer. Il y a une meilleure gestion”.

Cell/com Café Coulisses

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