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Cotonou,
Bénin

Cotonou Bénin.

Le cri d’alarme et d’espoir de l’Afrique subsaharienne a résonné mardi 19 mai 2026 à Cotonou. Sous l’égide de l’Union Africaine, les points focaux environnementaux du continent se sont réunis pour concevoir une stratégie commune face à la Mobilité humaine dans le contexte des changements climatiques (HMCCC) ll. Parmi les figures clés de ce sommet, le Tchad s’impose en pionnier.

Pour Mbaihondoum Netol, point focal pour l’environnement du Tchad, la crise n’est pas une menace lointaine, mais une réalité quotidienne. Sécheresses records, inondations dévastatrices et vents violents poussent chaque jour des milliers de Tchadiens à l’exode interne pour simplement subsister.

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Face à cette urgence, N’Djamena refuse le fatalisme. Le pays a déjà chiffré scientifiquement ses « pertes et dommages » et mis en place un plan d’adaptation rigoureux. À Cotonou, l’objectif tchadien est double. Il s’agit d’intégrer son expertise dans la future politique continentale, mais surtout transformer ce document cadre en un puissant levier financier.

« Notre but est de contribuer à l’élaboration de ce document de référence, qui servira également de feuille de route pour mobiliser les fonds internationaux indispensables à nos actions de résilience », a clarifié Mbaihondoum Netol.

En liant l’aide humanitaire au financement climatique à long terme, le délégué tchadien rappelle que la gestion des flux migratoires africains ne se fera pas sans une justice financière internationale, indispensable à la survie et à la dignité des populations vulnérables.

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