La plage de Djèffa dans la commune de Sèmè-Kpodji a été le théâtre d’une grande célébration dénommée “Un jour de vacance”. Une idée originale de l’ONG Humanitaire Bénin. C’était en présence de son partenaire Nature Tropicale, des enfants, des parents, des enseignants, des sages de la commune de Sèmè-Kpodji, ce samedi 22 novembre 2025.
Un peu de plus de 1000 personnes se sont manifestées pour l’édition 2025 de “un jour de vacance pour les enfants de Djèffa”. C’était un moment où passion et émotions se rencontraient. Un moment où joie et bonheur accompagnaient les enfants venus profiter un temps soit peu, pour se défouler et détendre les nerf, après 02 mois de cours. “Moi, j’ai été un enfant très heureux. Mes parents étaient des bourgeois et m’offraient le plaisir d’aller chaque année en vacance. Pendant ce temps, j’observais qu’autour de moi, beaucoup de mes camarades, ne partaient jamais en vacance. Une fois en France, j’ai connu l’association qui s’appelle “Secours populaire” qui organise un jour de vacance pour les enfants en difficulté. Je me suis dit, dans un pays avec autant de moyens, on organise un jour de vacance en France. Voilà, d’où est partie l’idée. Et, j’avais pour défi, de faire la même chose au Bénin. C’est pourquoi j’ai dénommé cette activité, un jour de vacance. Mais, je ne dirais pas à l’endroit des enfants démunis, parce que ce sont des stigmatisations. C’est tout simplement, un jour de vacance pour les enfants de Djèffa”, a expliqué Grégoire Tamegnon, président de l’ONG Humanitaire Bénin l’idée de cette fête.
“En ce qui concerne le choix sur les enfants qui prennent part à cette activité, je laisse l’entière responsabilité au chef village, aux sages et aux directeurs d’école. Certains viennent parce qu’ils sont méritants. D’autres viennent parce que les parents sont en difficultés”, a-t-il ajouté.
Il poursuit en ces termes: “On ne peut plus faire cette action, sans une messe au préalable. On commence par la messe, parce que je suis chrétien. Car, sans la gloire de Dieu, moi ne je suis absolument rien. Je suis un instrument que Dieu utilise pour apporter un tout petit peu de bonheur aux enfants. Quand je jette un coup projecteur sur le démarrage de cette activité en 2017, je ne peux qu’être ravi, satisfait, enchanté et fier. Tout se passe dans une ambiance très bon enfant. Cependant, nous avons tissé un partenariat avec Nature Tropicale ONG, car je suis également un défenseur de la nature et des animaux. Et, terme de défense des ressources marines, il n’y a aucune Ong qui fait, mieux qu’eux. Ils sont incontournable au Bénin”, a-t-il mentionné.
Pour Marie Djengue, Chargée de programme zone humide à Nature Tropicale ONG, “cela fait déjà 04 longues années que nous avons tissé un partenariat avec l’ONG Humanitaire Bénin. Une ONG qui est en France, mais qui mène régulièrement des activités au Bénin qui accompagne les enfants démunis et organise régulièrement une journée de vacance pour les enfants. Et, c’est à cette journée récréative, que Nature Tropicale ONG s’associe avec Humanitaire Bénin pour sensibiliser les enfants sur les ressources marines (tortues, baleines et autres espèces en voie de disparition). C’est également une aubaine pour libérer les bébés et des tortues, afin de permettre aux enfants qui n’ont jamais vu cet animal, de le voir et de la toucher”, a-t-elle indiqué.
“Nous profitons de cette occasion pour sensibiliser les enfants sur la protection de ces espèces maritime. Car, nous sommes convaincus que la sensibilisation doit se faire à bas âge. Le message passe plus vite avec les enfants, qui à leur tour sensibilisent les parents et les aînés. C’est ainsi qu’ils seront les ambassadeurs de cette lutte”, a-t-elle formulé.
“L’édition de cette année a réuni un peu plus de milles personnes. Au départ, nous avons commencé avec 100 enfants, ensuite 200 enfants, mais aujourd’hui, cette activité fait partie de nos actions, les plus incontournables”, a fait savoir Grégoire Tamegnon.
Il faut préciser que l’Ong Humanitaire Bénin est créé en 2017, son siège est en France, mais ses actions sont principalement dans le village de Djèffa, dans la commune de Sèmè-Kpodji, située au sud du Bénin sur le littoral.
Alain Kolawolé ALAFAÏ