Loin des salons feutrés et des colloques d’experts, la « Vision Bénin 2060 Alafia » a pris ses quartiers dans les rues de Sèhogan à Cotonou. Lundi 9 février 2026, l’artiste et entrepreneur et PDG de la Centrale Company, Richard Flash a troqué son micro de zoukeur pour un projecteur vidéo, avec une mission précise : rendre le futur du pays compréhensible pour tous.
Après avoir séduit les influenceurs et les élites, le PDG de la Centrale Company passe à la vitesse supérieure. C’est au cœur du 7ᵉ arrondissement de Cotonou, devant une foule compacte d’au moins 500 femmes et jeunes, que Richard Flash a déployé la deuxième phase de sa caravane citoyenne.
Expliquer un plan de développement sur 35 ans à une mère de famille ou à un jeune entrepreneur de quartier n’est pas chose aisée. Pour relever ce défi, Richard Flash mise sur la projection foraine. À travers un montage audiovisuel pédagogique, les concepts abstraits se sont transformés en réalités concrètes.
Emplois de demain, autonomisation des femmes, éducation moderne et développement durable : les images ont parlé là où les longs discours officiels échouent parfois. L’objectif est de briser la barrière entre l’élite décisionnelle et la base populaire pour que chaque citoyen se sente propriétaire du projet « Alafia ».
« Comprendre avant d’agir » : le credo de Richard Flash
Pour l’international zoukeur, l’implication citoyenne est la clé de voûte de toute ambition nationale.
« Une vision ne peut réussir que si le peuple sait ce qu’elle contient, pourquoi elle existe et comment il peut y contribuer », a fait savoir Richard Flash lors de sa prise de parole.
Pour lui, informer et sensibiliser est un acte patriotique qui permet d’éveiller les consciences. En allant de quartier en quartier, il espère transformer les spectateurs d’un soir en véritables ambassadeurs du changement au sein de leurs communautés.
Un dialogue direct sur les préoccupations locales
L’événement ne s’est pas limité à une séance de cinéma en plein air. La projection a laissé place à un échange à bâtons rompus. Emploi des jeunes, accès au financement pour les femmes, formation professionnelle… les questions ont fusé. Richard Flash et son équipe ont pris le temps de relier chaque préoccupation locale aux piliers de la Vision 2060.
En s’imposant comme un outil de vulgarisation itinérant, cette initiative de Richard Flash prouve que la culture et la célébrité peuvent être de puissants vecteurs de civisme. Toutefois, la caravane continue son périple, avec l’ambition de ne laisser aucun quartier au bord de la route vers 2060.