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Cotonou,
Bénin

Cotonou Bénin.

Sous le slogan « Ensemble, écrivons l’avenir du football », le candidat Éric Mantot s’engage à transformer le paysage du football congolais à travers l’expérience, l’intégrité et l’inclusion.

En lice pour la présidence de la Fédération congolaise de football (FECOFOOT), dont l’élection est prévue le 26 septembre 2026, il a officiellement présenté son projet axé sur le renouveau.

Un leadership pour un football fort, uni et gagnant

Pour Éric Mantot, le renouveau du football congolais repose sur une méthode solide plutôt que sur de simples promesses. Son projet s’articule autour de trois piliers : l’organisation, la performance et la bonne gouvernance. Ce trépied lui servira à revitaliser l’écosystème du football, du niveau local jusqu’aux Diables Rouges. Éric Mantot aspire à incarner « un nouveau départ pour le football congolais » après huit années de turbulences, en s’appuyant sur son expérience, son intégrité et un souhait d’inclusion.

Les sept engagements du candidat

Le programme d’Éric Mantot comporte sept engagements clairs pour la présidence de la FECOFOOT. Il place la « gouvernance exemplaire » au centre de ses priorités, avec la publication des comptes et un audit indépendant des fonds FIFA/CAF, une revendication essentielle selon les clubs depuis cinq ans. Cette mesure, crédible et vérifiable, est perçue comme cruciale pour son mandat.

Focus sur le football de base

En mettant le football de base au « cœur du projet », Éric Mantot souhaite s’écarter d’une politique orientée vers le haut niveau, qui a échoué selon lui. Redonner vie aux ligues départementales et aux infrastructures locales permettrait de répondre directement aux préoccupations des 41 électeurs, notamment les présidents de ligue.

Développement du football féminin

Le programme d’Éric Mantot accorde également une importance particulière au développement du football féminin. Il propose de structurer un « véritable championnat » féminin, s’engageant à ce qu’il « ne soit plus une simple annexe ». Ce volet répond aux attentes de la FIFA et de la CAF, tout en s’adressant à un électorat souvent négligé.

Les questions encore en suspense

Bien que le programme soit cohérent, deux questions restent sans réponse et devront être clarifiées lors du débat final. La première concerne les ressources financières. Le point 5 mentionne des « partenariats stratégiques et le secteur privé », une stratégie déjà employée par d’autres candidats. L’investissement privé dépendrait de la transparence (point 1) et de la visibilité des championnats réguliers.

Attentes des clubs de L1/L2

Les clubs de L1/L2, représentant plus de 50 % du collège électoral, attendent des précisions sur le calendrier, le format à 16 clubs, les primes et les droits TV.

Le programme d’Éric Mantot est présenté non pas comme révolutionnaire, mais réparateur. Sa force réside dans la volonté de remettre en ordre le fonctionnement du football, former les acteurs et permettre aux enfants de rejouer localement, plutôt que de promettre de nouveaux stades. Dans un contexte de « chaos juridique », évoqué par l’affaire TAS 2026/A/12793, la proposition d’Éric Mantot vise la stabilité.

Le rendez-vous du 26 septembre

La question reste de savoir si ce programme est celui d’un gestionnaire administrant la pénurie ou d’un leader mobilisant de nouvelles ressources. Le 26 septembre, les 41 électeurs devront choisir entre une rupture ordonnée et la continuité des batailles de procédure. Éric Mantot semble avoir répondu aux attentes principales de la FIFA, mais doit encore prouver qu’il peut appliquer ce projet à Brazzaville.

Au-delà des engagements, l’objectif est de bâtir « un football congolais uni, structuré, compétitif et source de fierté nationale ».

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